Equateur

Loja - Guayaquil

Les heures de bus depuis le Pérou se prolongent, mais heureusement le paysage magnifique n'a pas arrêté de changer. Voyage à travers déserts, rizières et forêts humides d'altitudes pour passer la frontière avant d'arriver à Loja, juste pour la nuit! Virginie n'est pas autant aux anges, la route serpente fortement entre les collines et en plus, un jeune cycliste a failli passer sous le bus à cause de la vitesse!!!

Notre première vraie escale en Equateur est Cuenca, autre belle ville coloniale où l'on arpente les rues à la découverte des marches, églises et beaux édifices. Mais c'est aussi ici que l'on arrange notre voyage aux Galapagos, autre highlight de notre périple (attention: le vol vaut seulement le double pour les touristes!).

Passage éclair par Guayaquil pour prendre l'avion, car les 5 minutes passées à attendre le bus dans la rue ont suffi pour se faire agresser par deux hommes saouls qui avaient envie d'une nouvelle montre!!! Heureusement, le bus est arrivé juste à temps pour s'en échapper!


Les Galapagos

À notre arrivée, il pleut... Génial!?! Ce n'est qu'une petite bruine fine et le soleil finit par se montrer. Après l'organisation d'une petite croisière (seul moyen pour vraiment s'imprégner de la splendeur de l'archipel...), direction le centre Darwin pour une rencontre extraordinaire avec les tortues géantes. Et c'est peu dire, certaine mesure jusqu'à 1,5m de diamètre!!! Elles sont vraiment imposantes... Le plus chouette, c'est de pouvoir s'en approcher de très près (avant les touristes s'asseyaient même dessus, mais heureusement interdit maintenant), mais l'on était pas toujours rassuré lorsque les mâles poussaient leurs grognements...

Après-midi détente sur une magnifique plage où nous ne sommes pas les seuls à se prélasser... Les iguanes marins nous tiennent compagnie.

Départ à bord du Queen Mabel pour la découverte des îles du sud et comble du comble: 7 Suisses sur 11 passagers... Mais pour changer, on continue à parler anglais ou espagnol! Notre guide, Jorge, expert sur la vie sexuelle des animaux, nous fera vivre des moments inoubliables. Suivez le guide au fil des îles:

  • Santa Cruz: Plages de sable fin ou les tortues marines viennent pondre leurs oeufs (sur 80, 1 à 2 survivants) après que 6-7 mâles à la fois s'en soient donnes à coeur joie et des crabes rouges et jaunes prenant le soleil sur la roche volcanique...
  • Plaza Sur: Colonies de lions de mer très agressifs car il faut bosser dur pour conserver son harem. Les prétendants - de l'autre cote de l'île - sont nombreux et profitent de la moindre occasion pour calmer leurs ardeurs! Mais aussi de magnifiques iguanes terrestres très territoriaux, à chacun son cactus et son harem...
  • Santa Fe: Surtout du snorkelling au milieu de raies dorées et aigles, de requins à aileron blanc qui se repose sur le sable à moins d'un mètre de profondeur et sur lesquels on manque de marcher et un iguane marin affamé. Enfin pour Virginie sa première tortue de mer, mais surtout des lions de mer joueurs, c'est vraiment une expérience unique de nager avec eux. Par contre, attention aux palmes, ils en sont friands!!! De même sur la plage ou ils nous pourchassent... Heureusement pas les gros mâles de 300kg, trop occupés à surveiller leur harem!
  • Española: L'île de rêve pour les amateurs d'ornithologie, mais aussi pour les néophytes comme nous puisque les parades amoureuses des oiseaux sont vraiment très drôles... Les mâles ont bien du souci à séduire leur promise. Il faut leur offrir des présents, être très fort dans la danse du ventre, exhiber ses belles pattes bleues pour les fous à patte bleues ou encore, pour l'albatros, tenir en équilibre durant toutes ces acrobaties. Mais la palme d'or du comique est donnée aux albatros pour leurs atterrissages catastrophes!!! Snorkelling époustouflant autour du rocher de la tortue avec beaucoup plus de visibilité et de poissons multicolores. Mais surtout encore une tortue et Virginie ne pourra plus s'en détacher... Et comme les lions de mer sont vraiment joueurs, ils vont même taquiner les requins devant nos yeux!!!
  • Floreana: Fameuse pour sa boîte aux lettres, vestige du courrier délivré aux habitants bizarres du passé, mais utilisée de nos jours par les visiteurs de l'Archipel pour y déposer un mot qui leur sera délivré par un autre touriste! Malheureusement pour nous, aucun Suisse Romand n'y avait déposé de carte... Et pour prouver que tout est possible aux Galapagos, on arrivera enfin à approcher les flamants roses qui étaient si peureux sur l'Altiplano!!! Eh oui Nath! Et pour finir encore du snorkelling où l'on espère voir les requins marteau autour de la couronne du diable. Raté, l'eau est déjà trop froide pour eux, mais pleins de poissons multicolores et même une pieuvre!
  • Bartolome: La plus jeune des îles ou la végétation prend, petit à petit, possession du terrain volcanique... Paysage superbe avec ses baies et ses formations volcaniques étranges. Une des plus photographiée avec le pinacle rock, dommage pour nous le temps est un peu couvert, mais l'on se console en nageant avec un petit pingouin des Galapagos qui est plus préoccupé à chasser que de jouer avec nous!!!

Avant de reprendre l'avion (toute bonne chose a une fin...), on repasse par le centre Darwin pour voir lonesome George, la dernière tortue géante de sa race qu'ils tentent vainement de reproduire en mettant de jolies femelles génétiquement proches dans son enclos, mais malheureusement, il n'a pas d'appétit sexuel! Une biologiste suisse a même essayé de le masturber, mais 2h c'est long!!! Qui sait peut-être qu'un jour, Jurassic Park ne sera plus un rêve...


Riobamba - Baños

Le ferrocaril équatorien reliait Quito à Guayaquil en passant à travers la magnifique région des volcans, mais suite aux nombreux tremblements de terre et au coût astronomique de l'entretien, il n'en reste qu'un minuscule tronçon au départ de Riobamba... Et entretenu seulement pour les touristes qui viennent se geler sur le toit du wagon pour profiter de la vue – enfin dans notre cas, c'était plutôt bouché! – mais on se régale de la vie campagnarde.

Profitant d'une éclaircie, départ pour les refuges du Chimborazon, le plus haut volcan du pays et une première à 5000m pour Virginie. Et dégustation d'un alcool local qui arrache, mais sensé aider à supporter le mal d'altitude: le Zuhmir.

Prochaine étape, sous la pluie, Baños se trouve à l'orée de la jungle équatorienne et encore au pied d'un volcan, le Tungurahua. Par contre, un peu plus actif car sa dernière explosion en 1999 a nécessité l'évacuation complète de la ville!!! Pourquoi l'homme construit-il toujours aux pires endroits?!? On se refait une descente à vélo le long d'un canyon plein de chute magnifique, mais la pente n'est pas aussi impressionnante qu'en Bolivie et il faudra pédaler bien des fois et sous la pluie en plus. Virginie est heureuse, elle qui adore le vélo! Le spectacle de la dernière chute (le chaudron du diable) en vaut la chandelle... Si puissante et bouillonnante qu'il est impossible de s'en approcher sans être trempé jusqu'aux os.

Mais après l'effort, le réconfort avec les bains thermaux qui ont donné son nom à la ville.


Les environs de Latacunga

C'est l'endroit rêvé pour sortir des sentiers battus et découvrir la vraie manière de vivre des Equatoriens! Tout d'abord, le marché de Saquissili où l'on déambule dans les ruelles au gré des échoppes où tout se vend et pour la plupart à même le sol mais très colorées et parsemées d'odeur de cochons d'Inde rôtis, de têtes de porc grillées ou de délicieuses galettes de maïs fourrées au fromage... Le coin avec l'artisanat n'est pas si grand, il faut dire que l'on est pratiquement les seuls touristes, mais le marché aux fruits et légumes resplendit de couleurs magnifiques et l'on découvre pleins de fruits encore jamais vu que l'on ne pourra s'empêcher de goûter (achotillo, zapote,...). Le tout rempli d'Equatoriens dans leurs costumes traditionnels, on est vraiment loin de notre petite Suisse!

Encore plus reculé, on part en bus à travers les cultures en patchwork pour se rendre à la lagune de Quilotoa et y remettre une lettre en main propre au père d'un jeune rencontré dans notre auberge de Baños et parti du foyer familial pour gagner de l'argent. Après un trajet en bus, on termine sur le pont d'une camionnette pour terminer dans un petit village perdu où l'on pourra loger et manger chez le père en dormant sur la paille au coin du feu... Rustique mais génial de partager un peu de la vie des paysans équatoriens. La lagune au pied du village est en fait le cratère d'un volcan où les enfants vont tous les jours faire boire les bêtes.

Lors de notre trajet en direction de Quito, puis Otavalo, on a même la chance d'observer le Cotopaxi (le volcan le plus célèbre du pays) à travers une trouée de nuage...


Les environs d'Otavalo

Pour être sûr de trouver un endroit où crécher dans cette ville renommée pour son marché artisanal du samedi, on décide de réserver. Quelle n'est pas notre surprise en arrivant tard le soir lorsqu'on apprend que notre réservation est caduque, mais heureusement on trouve facilement autre chose! À notre réveil, c'est à peine si l'on peut sortir de l'hôtel, tellement les rues sont bondées et l'on passe la matinée à marchander pour ramener pleins de souvenirs aux mille couleurs (ce sera moins drôle lorsqu'il faudra porter les sacs!!!).

Tout de même un peu trop touristique à notre goût, on ira prendre l'air dans les villages des alentours pour y rencontrer les artisans et non pas les commerçants qui s'enrichissent sur leur dos!

  • Iluman où se fabriquent les chapeaux traditionnels en feutrine selon une méthode ancestrale.
  • Cotacachi, la ville du cuir qui nous accueille en fanfare avec un défilé équestre et de danses traditionnelles. On en a de la chance! Même les enfants se pavanent déjà fièrement sur leurs montures.
  • Carabuela où les gens nettoient la laine dans la rivière à laquelle ils s'abreuvent avant de la travailler et de la tisser en ponchos, écharpes et autres pull-overs...

En espérant admirer le fameux ours à lunette de la cordillère, on se rend à la lagune de Quicocha. En arrivant, on ne voit pas plus loin que le bout de notre nez, mais on part quand même en barque jusqu'à l'île où il vit en solitaire... Enfin pas pour longtemps, car il est parti à la chasse pour se trouver une petite brune un mois auparavant au grand désespoir de Virginie (il a plus d'appétit que notre cher lonesome George).


Quito

Dernière étape en terre sud-américaine, la capitale équatorienne nous déçoit un peu... Même le Quito colonial ne nous réserve pas les merveilles des autres villes du pays! Par contre, on ne pouvait pas manquer le site de la «Mitad del Mundo » pour la photo typique avec un pied dans chaque hémisphère... Enfin d'après les relevés satellite et GPS, il semblerait que ce soit que du chiqué pour touriste et que la véritable ligne se situe légèrement plus au nord dans un musée fort sympathique où l'on s'adonne à plusieurs expériences physiques. Finalement, seul le pavillon français relatant l'expédition de La Condémine nous intéressera vraiment dans ce site très touristique.



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Mise à jour le Dimanche, 19 novembre 2006