Guatemala

Si vous souhaitez vous rendre au Guatemala, ne lisez jamais le chapitre dangers et ennuis du Lonely Planet. Cela risquerait de vous faire changer d'avis et ce serait bien dommage!!! Toutefois, il ne faut pas oublier que ce pays sort d'une guerre civile de 20 ans et que les candidats aux présidentielles en sont les anciens commandants. Le contraste économique avec le Mexique est frappant. Premièrement, les douaniers nous demandent un bakchich pour passer la frontière… C'est illégal, mais comme on ne veut pas d'ennuis… Ensuite, des bus avec air conditionné et place réservée, on passe au vieux bus d'écoliers américains recyclé où tout le monde s'entasse. Malgré la pluie, freins sifflants et pneus lisses, les chauffeurs font la course, guidés par la main de Dieu, omniprésent sur leurs pare-brises. Malheureusement, ce n'est pas suffisant car les gendarmes couchés fleurissent, signe d'accidents mortels!


Quetzaltenango

Finalement, nous arrivons à Quetzaltenango, non sans avoir changé deux fois de bus alors qu'on nous avait promis un direct. Pas de soucis, ici il faut se fier aux gens… On arrive toujours à destination, mais rarement du premier coup!
Beaucoup d'étudiants viennent y apprendre l'espagnol en immersion totale. Pour nous, Xela sera le camp de base pour découvrir les villages traditionnels alentours, volcans et thermes naturels. Tout d'abord petite marche jusqu'à un point de vue pour observer le Santiagito et le Santa Maria, deux volcans de la région (enfin de quoi se dégourdir les jambes). Sur le chemin, plein d'enfants machette à la main travaillent dans les champs. Ensuite, descente à la lagune-cratère. Des Mayas y chantent, c'est un lieu sacré qu'il ne faut pas toucher au risque d'y perdre des membres!!! La légende dit qu'à l'arrivée des Espagnols, les indigènes y auraient cachés tous leurs trésors.
On est au coeur du monde maya. Les habitants se couvrent encore de leurs parures traditionnelles et les croyances païennes mélangées à la religion chrétienne sont très fortes. Comme au Chiapas, les églises sont étonnantes, surtout à San Andrés Xecul. Mais le plus étrange nous attend en haut du village après avoir traversé teintureries et lavoirs publics… Dans une pièce réservée d'une maison, on rencontre pour la première fois Maximon, combinaison de Dieux mayas et de Pedro de Alvarado (un riche conquistador sacrifié par les Mayas en mémoire des morts de la conquête espagnole). Suite à une épidémie, les Mayas ont cru à une punition et c'est le début des offrandes et de sa vénération… Par exemple, les indigènes viennent implorer sa protection pour leurs familles parties gagner leur vie aux USA.


Lago Atitlan

Entouré des volcans Atitlan, San Pedro et Toliman, le spectaculaire lac Atitlan s'est formé suite à l'effondrement d'un autre volcan. Au départ de Panajachel (Gringotenango), une petite croisière à bord d'un bateau poussif nous permet de visiter quelques villages riverains très typiques mais malheureusement un peu trop touristiques: San Pedro La Laguna, Santiago de Atitlan et San Antonio Palopo (célèbre pour ses tissus aux milles couleurs). A Santiago de Atitlan, on retrouve un autre Maximon... L'ambiance du lieu est encore plus extravagante: lumières scintillantes, objets farfelus, encens, alcool et chants lancinants, rien n'est trop grand pour adorer leur divinité au centre de la pièce!
Sur la route de Solola, on s'arrête à la réserve naturelle pour retrouver le calme et les singes-araignées qui plaisent tant à Virginie. On s'accroche à l'arrière d'un pick-up pour rejoindre le marché haut en couleur de Solola. A l'inverse du marché de Chichicastenango où les touristes affluent, il est resté authentique! Ici les femmes portent leurs courses sur la tête comme les Africaines et les enfants à l'avant peuvent téter à leur guise.


Antigua

Décrite comme l'une des plus anciennes et plus belles villes des Amériques, Antigua nous a laissé un souvenir plutôt mitigé, malgré ses rues colorées, ses églises et ses ruines. C'est peut-être dû au temps pluvieux ou à l'image encore présente de Oaxaca au Mexique... On profitera quand même de visiter le musée du café dans une hacienda productrice, mais malheureusement pas en période de récoltes. Grande ressource du pays, l'arabica qui y est cultivé est réputé l'un des meilleurs et Virginie ne s'en prive pas, mais Cédric n'en raffole toujours pas.
Ici la marche se pratique sous haute surveillance. La simple grimpette du cerro de la Cruz pour avoir une vue de la ville et de son volcan doit être escortée par la police! Tous les Guatémaltèques ne voient pas le tourisme d'un bon oeil et d'autres en profitent pour s'en mettre plein les poches...


Tikal

Après un saut en avion (sécurité oblige...), arrivée dans la cité perdue de Tikal. Ses pyramides imposantes dépassent juste les cimes de la forêt luxuriante où singes araignées, singes hurleurs, toucans, renards gris et le fameux pizote (coati) cohabitent... C'est vraiment magique de voir tous ces animaux au milieu de ces ruines et d'écouter le cri du singe hurleur du sommet de la plus haute pyramide. Le jour de notre visite, une famille maya faisait même une cérémonie sur la place principale, cette cité enfouie au milieu de la jungle vit toujours... A voir absolument !!!
Près de Tikal se trouve le lac de Peten Itza au bord duquel nous passons la nuit avant de rejoindre le Belize. Pour se rafraîchir de la tiaffe ambiante, Cédric ne peut s'empêcher de traverser le lac, de quoi se mettre en appétit pour un bon repas. Par contre, la nuit a été un calvaire puisque notre ventilateur a rendu l'âme.



Contact | Liens utiles
Mise à jour le Dimanche, 19 novembre 2006